NICOLAS CHEVEREAU
NICOLAS CHEVEREAU

Trois Lamenti

pour chant et piano sur des poèmes du XVIe siècle

. Lamento n°1 : à Jacques-François L'Oiseleur des Longchamps, Durée : 4', 2016. 

. Lamento n°2 : à Guilhem Worms, Durée : 4'30, 2016, Première audition : Guilhem Worms & Nicolas Chevereau, Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, 5 juin 2016.

. Lamento n°3 : à Renaud Boutin, Durée : 4', 2016.

 

Editions Delatour France

 

Ces trois Lamenti ne constituent pas un cycle : chaque mélodie se suffit à elle-même et peut donc être interprétée isolément. Seule la cohérence des poèmes a orienté la publication de ces mélodies en un seul recueil.

 

Le premier Lamento, sur un poème de Christofle de Beaujeu, peut être chanté aussi bien par une voix de femme qu’une voix d’homme. Poète français dont on ne sait presque rien, Beaujeu publia en 1589 un recueil de poésies sous le titre Amours, revendiquant un ton obscur et sombre. Les modulations inattendues du discours musical reflètent le tourment intérieur du poète. Une discrète citation du Lied de Schubert, Das Wirtshaus, fait écho à l’approche de la mort.

 

Le deuxième Lamento, sur un poème de Siméon-Guillaume de la Roque, a été conçu pour une voix de baryton-basse, faisant ainsi écho au ton sombre du poème. Les images de la nature et du Styx, fleuve mythologique, sont rendues musicalement par des formules de gammes et d’arpèges ondoyants qui doivent peu à peu engloutir le chant.

 

Le troisième Lamento, pour baryton, sur un poème d’Agrippa d’Aubigné, alterne la fatalité (représentée par des accords inexorables au piano) et l’espérance (représentée par le lyrisme de la partie vocale).

 

Pour la prononciation des poèmes, ne tenter en aucun cas une restitution du vieux français.

 

© Nicolas Chevereau, 2017.

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